Catalogue 

Une grande frange blonde au-dessus d’un regard espiègle et azur, un sourire malicieux presque enfantin. Lidija Deduš, née en 1977 à Banja Luka, ouvre sur le monde un esprit farceur et sérieux à la fois ; elle écrit ses Cartes postales d’une république poussiéreuse après deux premiers recueils de poésie en prose. En 2018, elle reçoit le prix de la première œuvre (Trgni se! Poezija) pour Apatridi i ostale čudne ličnosti et elle enchaîne dès 2019 avec la publication de Ništa od najavljivanog kraja svijeta. À 45 ans, tout chez elle a l’air facile et pétillant à la fois et ses poèmes sont empreints d’une certaine tristesse enrobée d’un voile d’humour. Traduite en anglais et en grec, il était temps que le pays du Spleen de Paris fasse sa connaissance. Voilà qui est chose faite !

L’univers hermétique que Shimon Tsubota déploie dans ce recueil est inspiré de l’œuvre de Joseph Cornell. Tout comme dans les assemblages du grand sculpteur américain, ce recueil fait la part belle aux boîtes, aux oiseaux, aux îles qui sont autant de fragments du monde visible que nous peuplons. Cependant, ils ne constituent que le point de départ de l’itinéraire philosophique de l’écrivain, où s’enchevêtrent sans cesse les réalités matérielles et spirituelles qui fécondent son imaginaire.


Nouvelle poésie BCMS, tome 1 (traduit du BCMS par Zivko Vlahovic, Vesna Bojovic et Jelena Mihajlovic)

Les peuples slaves ne se sont pas libérés de la « prison des peuples » austro-hongroise pour se retrouver à nouveau captifs de cette prison des peuples planétaire. Il se peut que le recueil que le lecteur tient entre les mains soit une traduction de cet acte fondateur d’insoumission, à la fois une façon de s’avouer invaincu et une sorte de défi adressé à l’esprit apoétique du temps. Un état des lieux de la révolte. Contre le temps. Contre la mort. Contre l’oppression


1918 : la dernière année de guerre, de Aleksandar Gatalica (Traduit du serbe par Zivko et Jovana Vlahovic)

De l’exemple polonais du « Christ des peuples » à la nation martyre hongroise, pas un des peuples d’Europe centrale n’échappe à son lot de souffrances, qu’il s’agisse pour elle de naître ou, bien plus souvent, de renaître. Pour les peuples aussi, les douleurs obstétriques de l’enfantement précèdent la mise au monde. L’un des mérites, non le seul, de cette traduction est de rappeler au lecteur français la destinée de la Serbie dans une guerre qu’elle provoqua bien malgré elle. L’engrenage des événements historiques est aussi complexe, comme nous l’apprendrons dans cette pièce, qu’une montre à gousset. La conclusion désabusée de cette pièce bat toutefois en brèche toute effusion patriotique qu’on soupçonne inévitable dans le contexte balkanique : il y a ceux qui font la guerre et ceux qu’elle nourrit, « les hommes de guerre et les hommes de paix ».


Un recueil solitaire, de Hana Hot

Après avoir étudié à Paris et vécu le confinement à Sarajevo pendant la pandémie, Hana Hot, jeune écrivaine passionnée de littérature française, s’est mise à écrire dans la langue de Molière. Ses poèmes se lisent comme des fragments de vie, furtifs et intenses. Ils explorent la solitude et l’incertitude liées à notre époque en jouant avec la langue et les multiples chemins qui permettent à nos pensées de continuer d’exister.


Nouvelle poésie BCMS, tome 2

BIENTÔT…


Nouvelle poésie BCMS, tome 3

BIENTÔT…