Suzana Dzuver

LAMES DE PENSÉES (Oštrice misli)

À l’hôpital il a cessé de se raser

La mort constellait son visage de mies

d’où s’échappaient, telles des colonies de fourmis,

des poils

Ce fut la dernière fois que j’ai pleuré

essuyé mes larmes sur mes manches

porté des vêtements souillés de sel

Maintenant je suis une ampoule

j’attire les pensées négatives

comme des mouches

Dès que j’aperçois une barbe

je sens

la mort qui rode

Traduit du serbe par Emilija Djordjevic et Zivko Vlahovic

Laisser un commentaire

%d blogueurs aiment cette page :